La CiuDad de Al LadO/La CiTé D’à cOTé

    (Version française en bas de page)

La excusa fue perfecta, la presentaciôn de la pelîcula “El hombre de al lado” en el cine de Pessac, a unos pocos kilômetros de Bordeaux. “Le voisin que Le Corbusier n’avait pas prévu” dice el afiche que promociona el estreno francês de la pelîcula de Mariano Cohn y Gaston Duprat. Entonces, en el marco de los 28èmes Rencontres du Cinéma Latino-américain, se unieron los universos por diferentes aristas.

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Entre 1924 y 1926, Charles Edouard Jeanneret, es decir Le Corbusier, llevô adelante un verdadero desafîo arquitectônico en las afueras de la ville de Pessac: “Le quartier moderne Frugès”.

Henry Frugès, era un acaudalado personaje de la zona que a mediados de los anios ’20 se propuso solucionar el tema del alojamiento creando un barrio obrero con casas cômodas, agradables y, sobre todo, baratas. Este excêntrico industrial azucarero bordelais eligiô a Le Corbusier para hacer realidad su suenio: “ Pessac debe ser un laboratorio, yo lo autorizo a realizar en la prâctica sus teorîas hasta las consecuencias mas extremas. Yo lo autorizo a romper todas las convenciones, a abandonar los mêtodos tradicionales”, sentenciô el inversionista. Fue asi, con ese espîritu, que comenzô el cêlebre arquitecto a construir un barrio de 51 casas ubicadas al costado de las vîas y que fueron pensadas para albergar placidamente a otras tantas familias obreras.

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Todos en el cine Jean Eustache se rien con la gestualidad de Daniel Araoz que reclama “un poquito de sol…” todos se reacomodan en las butacas con la tensiôn que se eleva despuês de cada mirada que cruzan los vecinos. En la sala hay varios habitantes de la Cité Frugés que sienten una molesta identificaciôn con el personaje que habita la Casa Curuchet. Ellos, tienen los mismos anteojos de carey y forman parte del grupo privilegiado que descansa en una maison Le Corbusier. El personaje de la pelicula en La Plata. Ellos, en la vida real, en Pessac. Compartirân tambien la moral del personaje? 

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La ciudad-jardîn pensada por Le Corbusier pretendiô ser una soluciôn definitiva a la vivienda social. El proyecto consideraba todos los aspectos arquitectônicos y urbanîsticos modernos, siendo su concepciôn una verdadera revoluciôn para la êpoca. Este fue el primer proyecto a gran escala del arquitecto nacido en Suiza y naturalizado francês, un conjunto habitacional dividido en seis modelos de construcciôn: “zigzag”, “quinconce”, “jumelle”, gratte-ciel”, “arcade” y “isolée”. Todas las casas construidas en cemento armado, confortables, coloridas, armônicamente insertadas entre el verde de los ârboles. A los amantes de la polêmica tal vez les interese que haya quienes consideran esta obra como « le grand échec de Le Corbusier », o sea su gran fracaso…

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El final terrible de “L’homme d’à côté”, como fue traducida al francês, deja a la sala muda por un buen rato. Luego, un tîmido aplauso y el intento por avivar un debate difîcil. Aparecen mezcladas algunas impresiones sobre la pelicula y las intenciones arquitectônicas de Le Corbusier, lo privado y lo publico, los lîmites y la convivencia, el conservacionismo… Silencio y miradas esquivas tras los anteojos de marco grueso negro tan de moda d’un côté y del otro del ocêano.

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Actualmente, en el barrio construido por Le Corbusier hay una variedad enorme de realidades: familias tipo, militantes que defienden a ultranza el proyecto del arquitecto, casas que se caen abajo por la falta de mantenimiento, negocio inmobiliario, snobismo, refacciones hechas sin ningun criterio, un museo municipal…

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Según nos conto Marc Dehousse, un curioso habitante del barrio, con un inquietante apellido y una cierta similitud al personaje de Victor que encarna Araoz, en el proyecto original habia 51 casas, pero solo quedan 50. Esa casa ausente fue totalmente destruida por una bomba arrojada por los aliados que perseguian desde los aviones la huida de los nazis en tren. El creô una asociaciôn para que esa casa sea reconstruida por el Estado, esto lo dice mientras mastica los ultimos centîmetros de un cigarro apagado. Tambien nos confîa que hay vecinos que lo tratan de loco. Yo, pienso en el ruido de las bombas al caer…

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Francia y Argentina. La Plata y Pessac. Emparentadas a travês de la obra de Le Corbusier y a travês de esta pelîcula platense presentada en este encuentro de cine latinoamericano. Y esa uniôn se nutre y crece con otros 4 paîses y otras 14 ciudades para presentar en la UNESCO el primer dossier transcontinental. Solicitan que la obra de este arquitecto sea considerada Patrimonio Mundial de la Humanidad por lo que significô su aporte a la arquitectura moderna.

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Asî las cosas, las ventanas y las pantallas que comunican dos orillas. Los conflictos y los desenlaces que no se le hubiesen ocurrido a Le Corbusier. Y estas dos ciudades, tan lejanas y tan conectadas, por el celuloide, por el hormigôn armado, por el disenio, por la modernidad, por los visitantes, por las miradas…

Video Realizado por Julian D’Angiolillo en la Cité Frugès en marzo 2011. Mûsica Hot House de Miles Davis.

 La cité d’à côté 

L’excuse était parfaite, la présentation du film “El hombre de al lado” au cinéma Jean Eustache de la ville de Pessac, à quelques kilomètres de Bordeaux. “Le voisin que Le Corbusier n’avait pas prévu” dit l’affiche française du film de Mariano Cohn et Gaston Duprat. C’est donc à l’occasion des 28èmes Rencontres du Cinéma Latino-Américain que se sont croisés différents univers.

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Entre 1924 et 1926, Charles Edouard Jeanneret, dit Le Corbusier, relève un vrai défi architectural dans la banlieue de la ville de Pessac: “Le quartier moderne Frugès”.

Henry Frugès était un personnage friqué du coin qui, au milieu des années ’20, a voulu résoudre le problème du logement social, en créant un quartier ouvrier avec des maisons confortables, agréables et, surtout, bon marché. Cet industriel sucrier, excentrique et originaire de Bordeaux, choisit Le Corbusier pour réaliser son rêve: “Pessac doit être un laboratoire. Moi, je vous autorise à mettre vos théories en pratique jusqu’aux conséquences les plus extrêmes. Moi, je vous autorise à rompre toutes les conventions, à laisser de côté les méthodes traditionnelles”, déclare l’investisseur de manière sentencieuse. C’est avec cet esprit que le célèbre architecte commence à construire un quartier de 51 maisons, situées à côté des voies ferrées, et destinées à loger à autant de familles ouvrières. 

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Tous, dans la salle, se moquent de l’histrionisme de Daniel Araoz qui réclame “un peu de soleil…” ; tous gigotent dans leurs sièges, au rythme de la tension qui va crescendo à chaque regard que se lancent les voisins. Dans la salle, plusieurs habitants de la Cité Frugès semblent gênés de cette identification avec le personnage qui habite la “Casa Curuchet”. Ils ont les mêmes lunettes à la mode et font partie de ce groupe privilégié qui se repose dans une maison Le Corbusier. Le personnage du film, à La Plata. Eux, dans la vie réelle, à Pessac. Auraient-ils aussi la même morale que le protagoniste ?

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La cité-jardin pensée par Le Corbusier prétendait être une solution définitive à la question du logement social. Le projet considérait tous les aspects architecturaux et urbanistiques modernes, une véritable révolution à cette époque-là. Cela fut le premier projet à grande échelle de l’architecte, né en Suisse et naturalisé français ; un ensemble d’habitations divisé en six modèles de construction : “zigzag”, “quinquonce”, “jumelle”, “gratte-ciel”, “arcade” et “isolée”. Toutes les maisons construites en béton armé, confortables, colorées, harmonieusement disséminées au milieu des arbres. Peut-être cela intéresse-t-il les amoureux de la polémique qu’ils y aient des gens qui considèrent cette oeuvre comme “le grand échec de Le Corbusier” ?…

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La terrible fin de “L’homme d’à côté” – telle a été la traduction en français – laisse la salle muette pendant un long moment. Puis, un applaudissement timide, et l’effort pour aviver un débat délicat. Surgissent, en vrac, quelques impressions sur le film et les intentions architecturales de Le Corbusier, l’espace privé et l’espace public, les limites et la cohabitation, le conservatisme… Silence et regards cachés derrière leurs lunettes à l’épaisse monture noire, autant à la mode d’un côté comme de l’autre de l’océan.

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Aujoud’hui, dans le quartier construit par Le Corbusier, coexistent de nombreuses réalités : des familles-type, des militants qui défendent à fond le projet de l’architecte, des maisons qui s’effondrent à cause de l’absence d’entretien, des spéculations immobilières, du snobisme, des rénovations irréfléchies, un musée municipal…

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Selon ce que nous a raconté Marc Dehousse, un curieux habitant du quartier – au nom étrangement approprié, et présentant une certaine ressemblance avec le personnage de Victor – le projet original comptait 51 maisons ; il n’en reste que 50. Cette maison absente a été totalement détruite par une bombe jetée par les alliés poursuivant, du haut de leurs avions, les nazis qui fuyaient en train. Cet homme a créé une association pour que cette maison soit reconstruite par l’Etat, enfin, c’est ce qu’il dit, en mastiquant les derniers centimètres d’un cigarre éteint. Il nous confie aussi que certains voisins le traitent de fou. Quant à moi, je pense au bruit des bombes lorsqu’elles tombent…

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La France et l’Argentine. La Plata et Pessac. Liées à travers l’oeuvre de Le Corbusier et à travers ce film “platense” présenté lors des 28èmes Rencontres de cinéma Latino-Américain. Et cette union se nourrit et s’étend à 4 autres pays et 14 autres villes pour présenter le premier dossier transcontinental à l’UNESCO. Ils demandent que l’oeuvre de l’architecte soit considérée comme Patrimoine Mondial de l’Humanité pour ce qu’a signifié son apport à l’architecture moderne.

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Ainsi vont les choses, les fenêtres et les écrans qui relient les deux bords d’un océan ; les conflits et les dénouements auxquels Le Corbusier n’aurait même pas pensé ; et ces deux villes, si lointaines et pourtant si connectées, par le celluloïde, le béton armé, par le design, la modernité, par les visiteurs, par les regards…

(Traduction en français: Marie Proust)

Video Realizado por Julian D’Angiolillo en la Cité Frugès en marzo 2011. Mûsica Hot House de Miles Davis.

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1 commentaire
  1. Gabriel a dit:

    Bonjour,

    Si vous souhaitez en savoir plus à propos de la cité Frugès et de ses habitants, je suis à l’initiative d’un projet concernant la mémoire de ce quartier atypique :

    http://lamachineahabiter.com/

    N’hésitez pas à laisser un commentaire.

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